Derrière les vitres transparentes du train
Je contemplais les flots de la mer qui dansaient
Sous un soleil pale mais souriant
S'appretant à aller se coucher
A mon arriver à la station
Les étoiles avaient déjà pris leur place
Brillantes dans un froid arrogant
Protégées par une lune qui leurs sourie et les embrasse
Il était tard, je croyais que j'étais le dernier
J'ai fumé ma clope, dans ce froid menaçant
Et j'allais entrer au chaud pour me réfugier
Lorsqu'un visage se tendit vers moi en disant
"Viens par ici, c'est plus chaud"
Attiré par ces yeux vastes et brillants
Je l'ai suivis, sourriant, sans dire un mot
Après quelques regards et quelques sourires
Qu'on s'est échangé mutuellement
Par ce petit contact, je sentais l'ambiance s'adoucir
Et je commenca la discussion
Avec des petits gestes coquins et des regards reveurs,
Souriante en splendeur, me parlant de son histoire
Me laissant enchanté et songeur
Sans m'en rendre compte qu'il faisait déjà tard
Chacun était emportait par l'autre et de ce qu'il disait
Et le temps cruel et rapide passait
Lorsque, subitement, elle a dit qu'elle devait s'en aller
Oubliant qu'on s'étaient meme pas présenter...
Et derrière les vitres transparentes de la station
Je voyais cette fille à petit pas marcher
Sous une lune pale mais pleine de passion
Protégée par les étoiles qui l'entouraient
Le petit visage disparaissait petit à petit dans le noir
Et de loin, charmé, je l'observais
Laissant son parfum envahir le couloir
Et ses yeux, envahir mes pensées
Toujours à l'interieur, à travers mes pensées
J'avais rejoué milles fois cette scène
Se demandant comment ça aurait du etre passer
Mais ça n'en valait vraiment pas la peine
Comblé par sa spontanieté, comblé d'admiration
Dans le noir, à petit pas je marchais
Et en sourriant, j'avais quitté la station
Avec la certitude que je ne la reverrais plus jamais